Je m’endors en regardant dehors
un monde imaginaire.
Je me lève, je me douche, je m’habille.
Une nouvelle journée démarre.
Des galets au bord d’une rivière aux reflets bleutés
tout à l’air pareil et pourtant différent
des maisons aux volets éclairés par la lumière du soleil
J’ouvre la porte derrière un mur une biche
Des animaux verts venus d’un autre monde passent dans un champ de blé
Là un bois, je vois des yeux à travers un navire
Au loin des nuages sombres s’approchent de moi chargés de pluie
La roue tourne la routine. On a des écouteurs sans écouter, on fait des photos sans regarder. On sollicite sans attention, sans intérêt.
Il y avait je crois des champignons rouges aussi hauts que des maisons
la houle remuait, le navire fendait les larmes. J’ouvrais les yeux
Je m’endormais en regardant dehors.
Jean-Philippe

Assis ici j’aperçois
Un nouveau ciel ?
Comme tous les jours
la même routine
telle une continuité sans fin
cette habituelle forêt.
Lucas et Tanguy

Ici derrière ce mur de bois
Un sanglier surgit comme un roi
La forêt chantonnait diffusant un son beau comme le hautbois
Je vis de nombreuses tulipes toutes aussi belles les unes que les autres
Je m’allongeais sur ce lit de fleurs
Emerveillé par tant de beauté
Ici derrière ce mur de bois
Quentin et Mathéo

Un peu de neige sale vient se déposer
dans cet hiver sombre
comme tous les jours sur le clocher
le paysage blanc devient noir
dans la nuit
que je vois de ma fenêtre
mon regard est attiré
vers ses yeux pleins de soleil
son regard passe sans me voir
mais je le vois une dernière fois dans ma mémoire
son fantôme me hante tous les jours depuis son départ
jusqu’à son retour
un peu de neige sale vient de se déposer.
Rohart et Favre