Lycée Bellevue
Cartes sur table, une Odyssée personnelle en poésie
Un mot
L’objectif était de laisser ouverte la fenêtre sur le flot de la vie. Ne serait-ce qu’un hublot.
Sandrine Cnudde
Sandrine Cnudde
auteur
Les réalisations

En bref

l'établissement
Lycée Bellevue
la ville
11 rue de la Glacière 30100 Alès
la classe
seconde "littérature et société "
les intervenants
L'auteur : Sandrine Cnudde | Eric Dineur (enseignant en littérature), Laurence Nogaret (documentaliste)
le thème
Cartes sur table, une Odyssée personnelle en poésie

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Soleil levant les nuages partant au loin
les oiseaux au-dessus survolant
le toit du bus chavirant dans les virages
la musique dans les oreilles faisant oublier le souci
pendant ce temps la famille se prépare à un jour de plus sans les anciens
on arrive à notre lieu de rire
où tout a commencé
le froid laisse place à la chaleur
nos ventres commencent à parler
les paroles répétées qui nous dictent l'avenir et le futur proche
sonnerie qui nous donne mal et bien on sort de cette boîte retenant le sérieux
retour aux passions et délires entre amis mais on a tous cette rancune entre nous
retour dans ce long bus qui nous ramène au début
sourire en le voyant mais épuisée en lui apprenant
l'eau qui coule comme la rivière rocailleuse
des pavés sous les bulles rappelant l'enfance
un nuage nous accueille dans le meilleur ou le pire des mondes
jusqu’à ce que tout s'emmêle.
Ambre et Thomas

Sourire rayonnant, regard flamboyant,
tu me regardes telle une étoile sur un nuage
tu es galant tel un ange survolant
tu as toqué à mon cœur sans prévenir
tu entoures mon cœur d'un halo de bonheur
la mélodie de ta voix sonne à chaque fois
dans ma tête tu règnes comme le roi des secrets
tu es le bonheur mais aussi le malheur
la beauté comme l'immaturité
la gentillesse comme la maladresse
et les rires suffocants à nos bêtises d'enfants
et plus tard ce seront nos enfants qui les raconteront
n'aies pas peur car au final c'est l'amour qui gagne
un jour on gagne, un jour on perd mais on a pas perdu notre guerre
le temps passe et cela n'est pas un bruit de couloir
je ne cesse de penser à toi car sans le vouloir tu es mon âme
je t'aime sans peine
Ambre et Thomas

Pas après pas
illumine ton chemin comme tu le voudras
L’idée me vient et je l’exécute en vain
Joie et tristesse devenues une habitude enfin
Je te sens, tu me sens, nous nous ressentons
Moment désagréable et oublié avec le temps/car nous nous aimons
Nous avançons pas à pas car sans échec pas de réussite
De l’amour pour combler nos cœurs/quand je te vois je me précipite
Sans but, pas d’objectif; sans obstacle, pas de perfection
Trébucher dans des abysses profonds pour se relever avec fierté et continuer malgré l’incompréhension
Je te quitte petit à petit sans envie
Tous ces comportements que nous avons adoptés pour avancer et nous améliorer dans la vie sont devenus une part de nous. Lorsque je dois te quitter mon cœur crie
Mais on se reverra pas après pas
vers la perfection.
Jade et Robin

Je m’endors en regardant dehors
un monde imaginaire.
Je me lève, je me douche, je m’habille.
Une nouvelle journée démarre.
Des galets au bord d’une rivière aux reflets bleutés
tout à l’air pareil et pourtant différent
des maisons aux volets éclairés par la lumière du soleil
J’ouvre la porte derrière un mur une biche
Des animaux verts venus d’un autre monde passent dans un champ de blé
Là un bois, je vois des yeux à travers un navire
Au loin des nuages sombres s’approchent de moi chargés de pluie
La roue tourne la routine. On a des écouteurs sans écouter, on fait des photos sans regarder. On sollicite sans attention, sans intérêt.
Il y avait je crois des champignons rouges aussi hauts que des maisons
la houle remuait, le navire fendait les larmes. J’ouvrais les yeux
Je m’endormais en regardant dehors.
Jean-Philippe

Assis ici j’aperçois
Un nouveau ciel ?
Comme tous les jours
la même routine
telle une continuité sans fin
cette habituelle forêt.
Lucas et Tanguy

Ici derrière ce mur de bois
Un sanglier surgit comme un roi
La forêt chantonnait diffusant un son beau comme le hautbois
Je vis de nombreuses tulipes toutes aussi belles les unes que les autres
Je m’allongeais sur ce lit de fleurs
Emerveillé par tant de beauté
Ici derrière ce mur de bois
Quentin et Mathéo

Un peu de neige sale vient se déposer
dans cet hiver sombre
comme tous les jours sur le clocher
le paysage blanc devient noir
dans la nuit
que je vois de ma fenêtre
mon regard est attiré
vers ses yeux pleins de soleil
son regard passe sans me voir
mais je le vois une dernière fois dans ma mémoire
son fantôme me hante tous les jours depuis son départ
jusqu’à son retour
un peu de neige sale vient de se déposer.
Rohart et Favre

Les Merveilles

Ce face à face inattendu
Entre moi à genoux, les mains en prière
Et lui, grand, beau, lumineux
Je lui parle et il m’écoute
Dans ce moment intime, je l’étudie
Fans ce privilège que j’ai de le rencontrer
J’ouvre les yeux et je le vois
Dans ce vitrail illuminé au-dessus de l’autel
Et je souris en repensant à cet honneur
Que j’ai eu de pouvoir le rencontrer.
Charlotte Favre

 

Les Origines

Lorsque la fille du matin, l’aube aux doigts de roses,
effleurant des pétales d’un vert surprenant,
déposa délicatement une fine sueur
sur le fruit rouge du pommier trônant dans ce jardin perdu,
l’eau claire s’était imbibée du parfum relevé de la chair blanchâtre.
Quelques insectes qui passaient près de l’arbre
goûtèrent ce nectar exquis avant qu’il ne se gâte.
Charlotte Favre

Les entraves

Fumée noire, fumée noire
Qui m’embrouille les idées
Quand dans l’excès je te respire
Un trouble, de la fatigue ou de l’ennui,
J’en sors une et je la grille.
Ton odeur m’enivre et laisse son empreinte
Dans mes cheveux ou sur ma peau.
Fumée noire, sombre histoire
des pensées noires d’une femme aux sentiments sombres et mystérieux
qui dans la réflexion s’enfonce
de plus en plus dans la pénombre
des tréfonds d’une âme tourmentée.
Fumée noire qui devient grise
Mademoiselle fume dans une ruelle
plus sombre encore que sa fumée
il passe par là et me voit
Je réfléchis
trop et m’égare
dans un monde dont seule je connais le nom.
Mais mon regard dans l’illusion
le voit passé le temps d’une seconde.
Fumée noire qui s’éclaircit
dans l’entrevue d’une ombre passée par là.
Je sers ma croix à m’en faire mal
ne supporte pas une dure réalité.
Je bouge enfin le cœur en sang
à la recherche de mon âme sœur.
Fumée grise, lumière sombre
la vitalité qui dégringole
et retour brutal vers un monde infernal.
Lumière sombre qui s’éclaircit
dans cette fumée elle se détache
cette ombre blanche qui me ressemble
elle tend sa main et me tire
de ce monde noir qui me happe.
Fumée blanche, lumière claire,
Je lache cette clope qui pend
lamentablement au bout de mes doigts
et je l’écrase du bout du pied.
Charlotte Favre

La routine

Il a les yeux dans son assiette
moi j’ai les miens sur son visage
il me regarde sans me voir
et dans ma peine, la larme coule.

Je revis minute après minute,
jour après jour, mois après mois,
la même lassante routine.
Je tape à cette machine infernale
qui m’use les yeux à n’en plus pouvoir.
Je tire cette mèche qui pend de mon chignon
avant de retourner sur l’écran mortel.

Il a les yeux sur son écran
moi j’ai les miens sur son visage
Il me regarde sans me voir
Et dans ma peine, la goutte roule.

Je reprends ce cercle vicieux minute après minute,
jour après jour, mois après mois.
Je languis, je dépéris, dans la routine
présente, trop, dans mes jours qui sont comptés.
Assise dans ma voiture je tourne la tête
Voulant sortir de cette vrille interminable.

Il a les yeux droits devant lui
moi j’ai les miens sur son visage.
Il me regarde sans me voir
Et dans ma peine, la larme s’arrête,
une dernière fois je me souviens de notre histoire.
Charlotte Favre

Invention à deux

Un peu de neige sale vient se déposer
dans cet hiver sombre comme tous les jours sur le clocher
le paysage blanc devient noir dans la nuit que je vois de ma fenêtre
mon regard est attiré vers ses yeux pleins de soleil
son regard passe sans me voir mais je le vois
une dernière fois dans ma mémoire.
Son fantôme me hante tous les jours depuis son départ
jusqu'à son retour.
Un peu de neige sale vient se déposer.
Charlotte Favre et Elodie Rohart

Dressé contre la neige,
J’avance !
Rien ne m’arrêtera
Toi ma colombe, toi mon amour
Je te rejoindrai
Où que tu sois je serai là

Toi mon amour, toi ma merveille 
J’aimerais te montrer à quel point je t’aime 
Tu es pour moi, un rêve éternel 
Un rêve si merveilleux

Lorsque parut la fille du matin, l’aube aux doigts de rose 
Frappées les longues lignes de son corps
Jeune fleur éclose au lever du matin
Theo Diaz, Matheo Gibely et Simon Begue

 

L’odyssée

Lorsque parut l’aube aux doigts de rose
elle.a.caressé mon visage innocent d’enfant.
Ce cocktail orangé scintillait sur ma peau
comme des paillettes étincelantes.
Une odeur salée
Venue me chatouiller les poumons
je pris une longue respiration
Mes poumons
Se remplirent d’air pur
comme une larve devenant papillon
s’ouvrant au monde.
Etroitement mes volets s’envolèrent et laissèrent apparaître…
Jade Maurin

Le bateau coule

le bateau coule
la houle
roule
je panique
pourquoi n’y a-t-il
pas de crique
le bateau coule
je n’ai plus
de souffle
le bateau coule
je sombre
plus personne sur
le pont
le bateau coule
mon cœur bat
mais
je ne suis plus là
une seule question
pourquoi…
Jade Maurin

Toi

Toi ma beauté
Toi mon monde
Toi qui es partie trop tôt
Toi mon plus beau cadeau
Toi qui m’a été enlevée
Toi que j’aimais regarder
Toi mon petit cœur
Toi ma sœur
Toi qui es partie là-haut
Toi qui es si haut
Toi qui t’es envolée
Toi qui t’es effondrée
Toi ma beauté
Toi pour qui j’ai pleuré
Toi qui es partie
Toi qui es au paradis
Toi que j’aimais
Toi que j’admirais
Toi qui me manques
Toi qui es si scintillante
Jade Maurin

Lorsque parut la fille du matin,
L'aube aux doigts roses,
je me levais de mon rêve merveilleux.
Des pétales humides de rosée
perlaient de mille soleils
Je me drapais de mon habit de soie,
chaussais des pantoufles ornées de motifs printaniers
qui disparaissaient dans l'immensité des champs de tulipes.
Je n’étais pas timide.
Jean-Philippe

Dans mes souvenirs les plus lointains :
ce voyage en terre ancestrale.
Un parfum agréable de vanille.
Une terre hostile, perdue dans l'océan indien
à côté de l'Afrique.
Chaque paysage unique a ses couleurs spécifiques.
Avec ses plages désertes de sable fin,
Ses eaux bleu turquoise qui font vivre tant de personnes.
Ces découvertes scientifiques qui attirent de plus en plus de grands chercheurs.
Ces arbres majestueux, les baobabs s'étirant de toute leur force vers ce vaste et haut ciel bleu.
Cette île dont je parle porte un nom merveilleux : Madagascar !
Jean-Philippe

Je vis les nuages noirs chargés de ces millions de petites gouttes, venir lentement vers moi.
A deux pas de moi je vis les escargots sortir de leur endroit sombre et lugubre.
De ces millions de gouttes froides qui tombent toutes ensembles et s'écrasent sur une molécule transparente appelée le verre qui me protège de ces gouttes tombant du ciel.
Ses gouttes se transforment en des cataractes longeant les trottoirs puis se déversent dans les bouches à égouts, dans les fleuves et enfin dans la mer.
Le cycle de l'eau se répète inlassablement.
Jean-Philippe

Chaque fois je tombais dessus le soir.
Deux yeux verts, grands ouverts
Troublé par ce que je trouvais
Il était là dans l'ombre, mais pourtant si lumineux
Il m’attendait de nouveau devant la porte
Cela pourrait être tragique
Tragique curiosité redondante
J'attendais, je me décidais
Je poussais la porte
Il était de nouveau proche de moi
Je le fixais un moment
Je me perdais
Il faisait
Pauline Vendeville et Laureline Legros

Ardèche-->ardéchois
Nature-->sauvage
Montagne-->isolée
Charcuterie-->délicieuse
Forêt-->verte
Champignon-->frais
Rivière-->chantonnante
Pierre-->lisse
Terre-->poudreuse
Sapins-->épineux
Bois-->ancien
Chasse-->gibier
Pêche-->magnifique
Cévenol-->traditions
Quentin Benoît

Tu es ma merveille, mon univers

Et mon monde merveilleux
Tu es tout ce que j'ai de plus cher
Dans ce monde malheureux

Sur moi tu poses tes yeux remplis d'étoiles
Tu m'illumines autant que ces astres
La douceur de tes cheveux châtains
Sont aussi doux que tes câlins

Pour toi je gravirais des montagnes
Pour que plus tard, tu sois ma compagne
Quand dans l'obscurité je me perdrai,
Toujours la lumière de ton cœur me retrouvera

Tu es ma merveille, mon univers.
Quentin Benoît

Mes excuses, tu les connais
comme une leçon d'anglais
mais ma peur, tu ne la vois pas
car mon cœur est fatal pour toi

J'en souffre et j'en ai peur
et je suis détruis de l'intérieur
tu auras du mal à me croire
mais j'ai peur de le voir.

Tu connais l'amour que j'ai pour toi
et tu sais combien c'est dur pour moi
et tu sais que j'ai eu des difficultés
mais que je resterai toujours à tes côtés

Comme on dit, l'erreur est humaine
mais je veux que tu restes mienne
pour tous les jours
et même pour toujours.
Quentin Benoît

 

Souvenirs, souvenirs
L'auteur

Sandrine Cnudde

Auteur
Poésie

Pour faire plus ample connaissance avec l'auteur, cliquez sur ce lien

cnudde sandrine

La poésie ne parle pas fort dans le paysage littéraire français. Pourtant les voix sont nombreuses et variées et les rencontres se déroulent partout dans le pays ; certains rendez-vous la rendent un peu plus visible, comme le printemps des poètes, le festival de Sète. On peut tomber sur un poète presque par hasard, si on regarde bien. Au plus simple, on peut pousser la porte de sa médiathèque, certaines sont bien équipées pour aborder l’océan poésie. Ceci pour la lecture.
Pour son écriture, elle résulte d’un sentiment d’urgence à dire une chose qui ne peut se dire autrement. Quand on est adolescent, on s’y exerce au moins pour celui ou celle qui a ravi son cœur, mais j’en conviens, ce n’est pas facile. Un poète invité dans un lycée est donc une belle et généreuse idée.

Dans mon aventure Auteur au Lycée initiée par Monsieur Dineur, professeur de lettres, dès le départ peut-être, l’embarcation était trop chargée et le cap difficile à tenir. Notre Odyssée s’est vite perdue malgré les balises fermes et lumineuses préparées d’avance avec la mise en forme de livrets consacrés
aux origines avec Vénus Khoury-Ghata
aux merveilles avec Marie Huot
aux entraves avec Jean-Christophe Bellevaux
à la routine avec Thomas Vinau.
Deux femmes, deux hommes, poètes bien vivants, de styles et d’origines divers et orientés méditerranée et voyage.
Mais je n’ai pas parlé assez fort pour compenser l’agitation de nos élèves de l’option littérature et société. Je crois bien que ma voix s’est perdue dans les lectures, je ressentais une profonde incompréhension, un acharnement à trouver du sens là où il n’y a que liberté et vibration. Mais comme j’allais vers chacun individuellement, il y eu parfois des tentatives d’écriture maladroites, mais sincère je crois.
La malice était venue souffler à mes oreilles pour le dernier atelier autour de Thomas Vinau : j’ai demandé à chaque élève de piocher un papier dans un panier. J’avais plié la première phrase de poèmes en double pour créer des binômes d’écriture. La consigne était ensuite de poursuivre la phrase, chacun pliant la feuille pour que le collègue ne voie ce que l’autre venait d’écrire. Ce moment ludique a très bien fonctionné, les élèves ont écrits plusieurs textes et s’étonnaient du résultat, qu’ils étaient là, capables de ressentir comme poétique. C’était le jour qu’avait choisi Céline Thomasset de Languedoc-Roussillon Livre et Lecture pour nous visiter.

Pour provoquer l’écriture (je sentais que ce ne serait pas forcément naturel pour tous), j’avais tout de suite pensé à faire apporter une photographie personnelle liée au thème abordé. Aucun élève n’a fait écho à cette partie du jeu. J’avoue que je ne comprends pas comment des élèves ne suivent pas une consigne, le professeur aurait pu affermir sa position. C’est comme un équipage qui accepterait de partir en mer mais qui nierait l’état liquide de l’eau.
Le bateau n’a même pas quitté le port, en définitive. La carte est restée dans les poches et ne s’est que rarement étalée sur la table, pour reprendre le titre de l’atelier.
Ça se voit au nombre et à la qualité des textes remis.

Malgré tout, certains sont venus me dire qu’ils avaient beaucoup aimé cet atelier.

Pour ma part, il a été l’occasion de relire en profondeur l’Odyssée d’Homère, de chercher des moyens de faire entendre sa modernité à travers des poètes d’aujourd’hui, de la partager, d’expliquer comme la poésie peut être vive. Je la vis. Je n’ai pas toujours su aider ceux (celles surtout) qui écrivaient trop « facilement » à canaliser et affiner leur don faute de temps, de soutien, de calme et d’intelligence, me contentant de les conforter dans le plaisir d’écrire. C’était déjà beaucoup.

Je suis certaine que la visite à Jean-Claude Bernard éditeur d’Encre et Lumière les aura marqués pour longtemps et j’espère que, d’avoir été quelques instants en contact avec la réalité physique des livres, l’encre, le travail, la patience, la liberté qu’ils promettent, aura mis à distance la frivolité que les élèves avaient au départ en abordant l’atelier. L’objectif étant de laisser ouverte la fenêtre sur le flot de la vie. Ne serait-ce qu’un hublot.

L'établissement

Lycée Bellevue

11 rue de la Glacière

30 100

Alès

Chef d'établissement

M. Michel Sanson